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La crise des "deux gauches"

La crise actuelle des "deux gauches" est-elle seulement conjoncturelle,
ou est-elle désormais le signe de profondes divisions irréconciliables
entre diverses conceptions des objectifs de "gauche"  ?

( Divisions sans doute plus complexes que l' opposition binaire de "deux gauches",
où l'on verrait simplement la reproduction d'une opposition historique
datant de l' époque même de la constitution de la citoyenneté moderne, et notamment de la Révolution Française )

Une deuxième question vient alors rapidement :

- Cette crise d' opposition actuelle  des "deux gauches" en France est-elle simplement la résultante du malaise institutionnel général actuel, concernant le représentativité démocratique encadrée par les institutions de la Vème République, et qui entraînerait une opposition entre les deux gauches concernant la stratégie politique la moins risquée pour "conserver le pouvoir" lors des prochaines élections nationales ...

- Ou faut-il considérer plutôt qu' il s'agit d'une crise structurelle plus profonde, remettant en question le "sens" que l' on pensait jusqu' à présent suffisamment "commun"  aux différents courants d'une pensée politique dite "de gauche" ?

Ces deux facteurs,  crise institutionnelle conjoncturelle  et  crise structurelle de l'identité du "projet de société" "de gauche", viennent probablement se renforcer mutuellement dans la situation actuelle, et trouvent des facteurs environnementaux communs dans l' ensemble des problèmes actuels liés à l' évolution de la "mondialisation" économique, elle-même accélérée par le rythme auto-catalytique des innovations scientifiques et techniques.
 

Je ( Armand Stroh ) ne vais pas ici tenter de joindre mon propre "diagnostic de la crise"  aux innombrables analyses faites par des observateurs et chercheurs plus compétents sur ces sujets ...

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Je rappellerai simplement ici, que depuis de nombreuses années, je ne considère plus le cadre "politique" de la "souveraineté nationale" comme capable d' affronter ces problèmes, parce qu'il croit encore pouvoir gérer sous une même "législation nationale", un ensemble de "citoyens" supposés partager suffisamment de valeurs et d' objectifs communs pour définir un "projet de société"  commun tout en conservant un cadre institutionnel suffisamment "démocratique" .

Hypothèse personnelle ( Armand Stroh )  :

Si "nous" voulons pouvoir redéfinir sérieusement à long terme, un "projet politique de gauche" suffisamment cohérent dans le cadre d'une liberté individuelle augmentée, il faudra à terme abandonner la croyance que l' "unité nationale" ( entre tous les "citoyens français" - de l' extrême droite à l' extrême gauche, et de toutes conceptions philosophiques et éthiques divergentes ), doive être prioritaire sur toute autre "raison" de constituer un "projet de société commun". 

Il faudra donc passer à une phase de redéfinition et de "constitution" d' une nouvelle forme de "communauté politique et juridique", directement basée, non plus sur un "droit du sol", et encore moins d'un "droit du sang", mais bien d'un partage suffisamment commun du "droit au droit", mais librement choisi, personnellement choisi par les futures "personnes-citoyennes" de cette nouvelle communauté.

Une nouvelle forme de "démocratie", basée sur la formation d'un nouveau "DEMOS", auquel toute personne ( quelles que soient par ailleurs son "origine" ou ses "racines" , ou sa "nationalité" actuelle ) peut librement adhérer, A CONDITION d' accepter la "Loi constituante" fondamentale de la reconnaissance mutuelle de l' "Égale Liberté Libre Égalité" de ces personnes, et donc de participer à la mesure de ses capacités et de ses désirs, à l' établissement réel ( "économique et social" )  de cet Idéal Éthique, Juridique et Politique librement choisi.

 

Il est bien clair qu'une formule-devise comme l' "Égale Liberté Libre Égalité" est en un sens extrêmement vague et générale, précisément pour permettre à un très grand nombre de personnes de participer LIBREMENT à sa "constitution" progressive effective ( Il est hors de question qu' un petit noyau de personnes s' en attribue totalitairement la mise en oeuvre par un quelconque "rapport de forces" ou l'institution d'un pouvoir central s'imposant à nouveau "verticalement" et hiérarchiquement aux autres membres de ce nouveau "DEMOS" . )

Il s'agit donc bien fondamentalement, de la libre proposition d'un nouveau "contrat social", mais qui ne vaudra ni ne s'appliquera systématiquement à aucun des "individus" ou "êtres humains" liés géographiquement ou historiquement à un "territoire" donné, mais à des "personnes", indépendamment des conditions géographiques et historiques d "origine", qui choisiront d' entrer et de demeurer dans ce lien contractuel, tout en conservant la possibilité d'en sortir, avec comme "idée régulatrice commune", l' acceptation que leur propre degré d' "appartenance" au contrat ne pourra en tirer des "avantages contractuels" que dans la mesure où elles admettent que les autres personnes du contrat ont droit de la même façon à ces "mêmes avantages", proportionnés à l' effort ou du "travail" égal qu' elles accepteront librement d'assumer pour assurer l' "effectivité réelle" de ces droits attendus.


C'est donc d'abord sur un terrain "associatif" généralisé, qu'un tel nouveau "contrat social" peut s' expérimenter.
En cherchant à voir en quoi ces différentes modalités associatives déjà réalisables dans les conditions économiques, juridiques et politiques actuelles, peuvent se coordonner et en tout cas ne pas se détruire ou se nuire compétitivement les unes les autres,
Il n'est pas suffisant ici de parler de la "société civile" en général, mais d'un noyau virtuel particulier de cette "société civile", dont le fonctionnement libre arrive cependant à rendre suffisamment mutuellement compatibles  les différentes modalités associatives.

 

C'est donc par exemple en se demandant concrètement si telle ou telle association ou "entreprise" à laquelle nous participons est compatible dans ses objectifs  avec l' "Égale Liberté" , non seulement entre les membres adhérents de cette association précise, mais aussi avec l' "Égale Liberté" des membres d' autres associations avec lesquelles il serait possible de former progressivement un tel contrat fédérateur commun, basé sur une telle proposition commune générale d' "Égale Liberté" des personnes associées.

Remarque : Si nous pratiquions sérieusement de tels "jugements critiques" quant au respect du principe d' Égale Liberté des personnes, beaucoup de  "partis politiques" ( peut être tous les "partis" actuels) , beaucoup d' entreprises, et même beaucoup d' associations actuelles, ne passeraient pas un tel "test", parce ces collectifs visent souvent une concurrence systématique avec les autres, et ne pensent pouvoir "réussir" leurs propres objectifs qu' en détruisant ou en empêchant les autres de  réussir les leurs.

Un critère évident à ce sujet : Une telle "association" conforme au principe d' Égale Liberté inter associatif entre personnes,  doit considérer qu' elle ne peut augmenter le nombre de ses adhérents que par la libre adhésion volontaire des personnes, et ne cherchera donc pas à "recruter" de plus en plus de "monde" juste pour augmenter son nombre d' adhérents ou pour "peser plus lourd" dans une lutte pour le pouvoir contre d' autres associations qui seraient elles-mêmes conformes au principe d' Égale Liberté.
Par définition, chacune de ces associations ne doit compter que sur la pure liberté des personnes adhérentes d' adhérer à l' une ou l' autre association, et doit donc faire en sorte de pouvoir exister quel que soit le nombre de ses adhérents.

On sait d'ailleurs qu' une association actuelle de type loi 1901 en France, peut se constituer au départ entre deux personnes ... 
C'est à elles de concevoir leur action commune de façon que d'autres personnes puissent y adhérer ( ou ne pas y adhérer ) totalement librement, et en particulier de ne pas mettre en oeuvre des engagements économiques ou financiers qui ne soient pas basés sur la libre contribution des adhérents réels existants !

 



 


Date de création : 29/05/2016 16:57
Dernière modification : 29/05/2016 16:57
Catégorie : Critique politique
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