EGALE LIBERTE

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La démocratie continue selon Dominique Rousseau

La "démocratie continue" selon Dominique Rousseau

Références :

Émission "La grande table" du 16 avril 2015 sur France-Culture :

La démocratie est-elle condamnée à n'être qu'un idée ?

Autour de cette interrogation l'équipe de la Grande Table reçoit ce jour Dominique Rousseau, juriste et professeur à l'université Paris I. Il fait paraître Radicaliser la démocratie-Proposition pour une refondation (Le Seuil, avril 2015). Pour dialoguer avec lui, Loïc Blondiaux est à nos côtés, professeur à l'université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), chercheur au Centre européen d'études sociologiques et de science politique de la Sorbonne (CESSP) et au Centre de recherches politiques de la Sorbonne (CRPS).

Réécouter l' émission

Article sur Médiapart : "On a inversé la fonction de la Constitution "

Autres références à Dominique Rousseau :

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Commentaire personnel ( Armand Stroh ) :

C'est sur la nécessité d'une forme de représentation politique incarnée nécessairement  par des "représentants" que portera sans doute mon désaccord avec Dominique Rousseau :

- Je suis d'accord avec l'idée l'idée de la constitution nécessaire d'un "espace de représentation politique de citoyens égaux" ,

mais je pense qu'il est aujourd'hui possible que chaque personne s' y "représente" elle-même en se reconnaissant elle-même comme "personne souveraine, libre et égale" , dans un tel espace, sans avoir à y désigner,  pour l' essentiel, des "représentants",
En effet si la personne sujet-citoyen est incapable de faire la différence entre sa vie individuelle située dans un champ d'intérêts réels immédiats, et la situation particulière où elle cherche à se "représenter" elle-même à travers une forme d' égale liberté potentiellement  universalisable, alors des "représentants" qui sont d'autres personnes humaines, précisément présupposées libres et égales aux personnes représentées, n'ont aucune raison de pouvoir mieux gérer une telle "représentation-écart" . Si en effet l' exercice d'une telle fonction demande un effort et un apprentissage, il n'y a aucune raison formelle qui permette à de supposés "représentants" de faire mieux que les personnes "représentées", et ceci d'autant plus que leur mode de désignation serait un tirage au sort ...
 C'est dans les conditions actuelles de rapport de pouvoirs hiérarchiques ou d' "expertise " supposée, que l' effet de "sacralité" ou d' investissement solennel de la "fonction représentative" peut éventuellement participer à la formation de cet "écart" nécessaire, mais avec également les effets pervers associés à ce "privilège" ou à cette "servitude" momentanées, et où toutes sortes de formes d' auto-censure et de mimétismes de corps - même provisoire - peuvent biaiser la "capacité représentative".

Mais si on imagine des citoyens suffisamment "autonomes" dans leur jugement pour pouvoir entrer dans un tel fonctionnement de "démocratie continue",  ce sont quasiment les mêmes capacités qui leur permettraient aussi de travailler eux-mêmes sur la "représentation-écart" entre leur situation concrète immédiate et leur r"on personnelle" comme "égaux" .

A mon sens, il n'est pas possible de faire l' économie de l' acte libre personnel par lequel la personne elle-même construit et institue la représentation-écart au sein d' elle-même de façon à se penser comme "égale" aux autres personnes souveraines libres et ... égales, et ceci malgré toutes les différences réelles, symboliques  ou imaginaires effectives.
 


Date de création : 16/04/2015 14:18
Dernière modification : 16/04/2015 14:18
Catégorie : Crise Institutionnelle
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