EGALE LIBERTE

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Différences et ressemblances entre le Principe d'Egale Liberte Libre Egalité et l' "Universalité" des Droits de l'Homme

Différences et ressemblances 

entre le Principe d’Égale Liberté Libre Égalité

et l' "Universalité" des Droits de l'Homme

 

Le Principe d' Égale Liberté Libre Égalité part du constat de l' impossibilité sous peine d' auto-contradiction logique, d'imposer  par la contrainte à "tous les êtres humains" un principe général d' "Égale Liberté" qui soit à la fois réellement LIBRE et réellement ÉGALITAIRE entre tous ces êtres humains.

On sait que de ce point de vue diverses "solutions" ont pu être proposées pour répondre à une telle contradiction  au niveau d'une "Déclaration Universelle des Droits de l' Homme". Ces "solutions" sont pour nous désormais largement insuffisantes.

Le principe général de résolution de ce dilemme au niveau des "Droits de l' Homme"  jusqu'à présent adopté est :

- 1. soit de limiter de fait la liberté individuelle de tous au nom de cette "universalité" supposée d'une "législation universelle" en prétextant une supériorité de cette législation collective comme telle sur les libertés individuelles que cette législation est cependant censée garantir.

- 1.1 En prétendant que ce noyau fondamental des "Droits de l'Homme" ne dépendrait pas de la liberté des êtres humains eux-mêmes, mais serait une sorte de "Droit Naturel" , lié à un "ordre naturel" garantissant la liberté humaine, mais uniquement dans ce cadre restreint prédéfini par une telle "nature humaine" préalable à la liberté humaine elle-même. Différentes versions et interprétations sont de plus invoquées par les uns ou les autres derrière une telle supposée "nature" à la source d'un "droit naturel universel".
 - Pour certains par exemple il ne s'agit de rien d'autre qu'une version profane d'une "loi divine" ...
Les ancêtres de l' actuelle Déclaration Universelle dans la Révolution française ou américaine ... se plaçaient assez explicitement sous les "auspices" d'un tel "Être Suprême", ou carrément sous la bannière d'un "Dieu" judéo-chrétien ...
- Des tentatives plus contemporaines croient pouvoir ainsi fonder le droit humain sur un "droit naturel écologique", qui serait en quelque sorte dicté ou du moins suggéré par la "Nature" .

La principale difficulté de cette conception "jusnaturaliste" est que le supposé "fondement naturel" ... est par ailleurs totalement dépendant de croyances diverses et variées ... dont la "Déclaration Universelle" doit par ailleurs garantir le libre exercice individuel. 
Il suffit de creuser un peu les débats pour voir immédiatement apparaître cette fragmentation des prétendus "fondements universels" sur un "Droit Naturel".

Le Principe d' Égale Liberté Libre Égalité ( notamment à travers la "Libre Égalité" ) , met un terme à cette nécessité supposée d'un "Droit Naturel", en n' étendant l' "universalité" potentielle de sa "législation" qu' aux seules personnes qui y adhèrent librement ( quelles que soient leurs opinions et croyances individuelles par ailleurs ) :


- 1.2. En prétendant qu'il existe une "communauté internationale", politique et juridique, qui définit, en tant que collectif souverain la législation suprême dans laquelle seulement les libertés des êtres humains peuvent s'inscrire. Là encore avec de nombreuses variantes en particulier en fonction de la façon dont on suppose que cette "souveraineté internationale" est constituée et en articulation avec d' autres "souverainetés" .
( On sait comment l' actuelle "Déclaration Universelle des Droits de l' Homme" de 1948 est née et déclarée dans le cadre de la constitution des "Nations Unies" au lendemain de la deuxième Guerre Mondiale ... )
Il suffit de voir l' état actuel de la conflictualité des "souverainetés"  politiques dans le monde et dans les différentes parties du monde, pour se rendre compte que la justification juridique d'un "droit positif international" par le simple exercice des pouvoirs politiques effectifs actuels ( les "Nations" parties des "Nations Unies" ) , n'est pas plus une "garantie", ni de "justice théorique", ni encore moins, de son application effective, que ne l'est l'invocation d'un quelconque "Droit Naturel"


- Dans ces deux cas 1.1 et 1.2 , ou d'un mélange confus des deux pour "noyer le poisson", le supposé "législateur universel"  se donne un supposé "droit supérieur" d'imposer par la contrainte un cadre juridique de défense des droits et libertés fondamentales, tout en acceptant toutes sortes d' accommodements locaux sous prétexte de respect de la "souveraineté nationale" ou même d'un "droit des peuples" qu'on pense encore opposable aux droits de la personne :


- 2. Un tel "Droit international" actuel, interprété soit comme "Droit Naturel", soit comme "Droit positif" construit par les entités "Nations souveraines",  conduit à accepter que dans la réalité, dans l' application effective de cette législation à "tous", il subsiste des lacunes et injustices flagrantes et même un gouffre entre la supposée "universalité" théorique de la législation  "au-dessus" des libertés individuelles et les multiples réalités totalement contradictoires avec cette supposée "législation universelle".

- Le Principe d' "Égale Liberté Libre Égalité" vise à remplacer progressivement, POUR LES PERSONNES QUI LE SOUHAITENT ET ELLES SEULEMENT, l' actuelle "universalité" théorique supposée de l' "Égale Liberté" de tous les êtres humains, s'accompagnant de fait d'une considérable Inégalité ET d'une considérable déficience des libertés, par une "Égale Liberté" réellement LIBREMENT choisie et décidée par les personnes qui veulent en bénéficier ( "Libre Égalité" ) , mais qui acceptent par conséquent en revanche un apprentissage et une auto-évaluation collective et réciproque beaucoup plus forte et transparente de leur capacité personnelle et collective à mettre un tel principe d' "Égale Liberté" progressivement en oeuvre dans le RÉEL .

Par définition même de ce Principe, à la fois la "Déclaration" de son adhésion personnelle  théorique à ce Principe et les propositions d'articulation avec des pratiques politiques, sociales, culturelles, économiques, etc. , ne peuvent venir que des PERSONNES s' adressant à d'autres PERSONNES, à partir de leur propre initiative PERSONNELLE de le faire.

Les personnes qui se sentent en accord avec l' esprit de ce Principe n'ont donc pas à attendre une quelconque "autorisation" qui leur viendrait d'un collectif antérieur quelconque, ni à attendre qu'un tel nouveau collectif  "constituant" soit "constitué" comme cadre de leur expression politique.
Ces personnes savent désormais ce qu' elles "doivent" à leur propre volonté de participer à la "réalisation" ou "incarnation pratique effective" progressive d'un tel "Principe" auquel plus personne en dehors d'elles-mêmes ne peut les "obliger" à adhérer.


De multiples "associations" partielles existent déjà et peuvent être créées, pour permettre à chaque personne qui le souhaite de s' associer à telle ou telle autre en cherchant à faire "progresser" une telle réalisation librement choisie du Principe global d' Égale Liberté Libre Égalité.
Mais c'est à vous de voir la ou lesquelles conviennent le mieux à votre forme d'adhésion ... ou d'en créer une ou plusieurs nouvelles dont les "statuts" correspondraient mieux à votre interprétation partageable de ce Principe.


Il me semble ( "personnellement" ) assez clair qu'on aura plus de chances de trouver un  tel esprit en acte dans les sphères d'une "économie sociale et solidaire" que dans des relations économiques de concurrence capitaliste sauvage ou inversement dans des relations réglementaires dictatoriales imposées par une supposée "autorité supérieure". supposée "représentative" ou "experte" et décidant à votre place ce qui est censé être bon pour votre "égale liberté" ...
 

Mais si VOUS adhérez réellement et librement à un tel Principe, VOUS VOUS demanderez VOUS-mêmes aussi, comment les autres personnes, aussi librement égales et également libres que VOUS voulez l' être, pourront être "assurées" de VOTRE "bonne volonté" tout autant que VOUS souhaitez avoir confiance en la leur ...

Si ce n'est pas le cas,  VOUS êtes libres ne ne pas vouloir partager avec d'autres personnes une telle "Égale Liberté" , et elles sont tout aussi libres de ne pas le faire avec VOUS, ou de VOUS soumettre aux mêmes contraintes inégalitaires et/ou non librement acceptées que VOUS pourriez encore vouloir leur appliquer ...

C'est VOUS qui voyez ...


Date de création : 03/07/2015 11:21
Dernière modification : 03/07/2015 11:21
Catégorie : ELLE, les Droits de l' Homme, et NouS
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