EGALE LIBERTE

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Les conceptions de la liberté dans la philosophie de Descartes

Quelle philosophie de la liberté allons nous choisir ... librement ?

 

Les débats philosophiques sur la liberté, que ce soit sur la liberté humaine ou sur la liberté la plus "grande possible" ne datent pas d' aujourd'hui ...

En particulier, à une époque où la philosophie débattait encore avec la "théologie" , les philosophes se posaient le problème du rapport entre "liberté divine" et "liberté humaine". Mais à cette occasion aussi, entre les différentes formes de ce qu'on appelle "liberté".

En témoigne par exemple la problématique de Descartes à ce sujet.

On trouvera sur CAIRN.INFO  cette étude http://www.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2004-1-page-73.htm
intitulée " Indifférence et liberté humaine chez Descartes  ( par Dorottya Kaposi  2004 )

Extrait de l' introduction :

"L’ensemble de notre analyse sera gouverné par la distinction, au sein des considérations de Descartes relatives à la liberté humaine, de deux dimensions conceptuelles qui déploient respectivement, d’une part, les notions relatives au libre arbitre, d’autre part, celles qui ont trait au rapport de la volonté à l’entendement et qui concernent donc les différents degrés de la liberté. Selon cette distinction, l’indifférence telle qu’elle apparaît dans les Meditationes ressortit à la seconde dimension, alors que l’indifférence « prise dans le second sens » s’identifie au libre arbitre et ressortit donc à la première. Cette distinction permet d’éclairer les rapports des termes « liberté » et « indifférence » au sein de la pensée de Descartes et de comparer sa position avec celles de Gibieuf et de Molina. En outre, l’examen des diverses corrélations possibles entre les éléments de ces deux axes nous servira à analyser en quoi consistent les différents « biens » que Descartes associe à la liberté, ainsi que les diverses formes du « bon usage » du libre arbitre."

Descartes Méditations IV :

« Cette indifférence que je sens, lorsque je ne suis point emporté vers un côté plutôt que vers un autre par le poids d’aucune raison, est le plus bas degré de la liberté, et fait plutôt paraître un défaut, <c’est-à-dire une certaine négation>, dans la connaissance, qu’une perfection dans la volonté [10][10] Meditatio IV, IXa. 46; le passage entre < > manque.... »

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Armand Stroh :

Il est clair pour moi, que je partage depuis longtemps ce point de vue que la "liberté d'indifférence n'est que le plus bas degré de la liberté", et que la liberté est d'autant plus grande dans l' exercice de la volonté, que cette volonté est correctement "informée" sur l' état du REEL et de sa relation REELLE à ce REEL, en devenant capable de le transformer.


Le liberté est donc toujours liberté de "reprendre", de "retravailler", de "re-créer" ce qui s' est créé une "première fois".
Ainsi, la conscience n' a pas non plus à repartir nécessairement d'une "page blanche" ou d'un supposé "néant" , ( car comme Hegel l' a parfaitement exprimé, au commencement même de sa "science de la logique", l' "être pur" et le "néant pur", comme pures "abstractions" sont un seul et même concept, précisément par ce qu'ils ne disent "rien" de précis sur "ce" - "quelque chose" dont ils seraient l "être" ou le "non-être"  )

En particulier il n' y a aucune contradiction pour moi, au contraire, entre la capacité "théorique" à analyser le REEL à l' aide de modèles scientifiques - notamment déterministes - mais pas seulement ( aspects aléatoires essentiels ) , et notre libre décision d'y intervenir, d' agir sur et dans ce REEL, précisément grâce à cette "distance" ainsi prise par rapport à une relation inconsciente immédiat, introduisant à la fois un "retard possible, mémoire du passé" et une "prospective" .

Tout ceci en cohérence avec un modèle en "boucle" de notre liberté comme auto-organisation :
Certes il y a des zones privilégiées où le "bouclage des boucles de rétroaction" s' auto-génère beaucoup plus qu'en d'autres zones où les boucles, passant par les diverses "couches" et "membranes" construisant un "dehors" et un "dedans", sont beaucoup plus fortement sous le contrôle des évènements et des données extérieures.  Mais fondamentalement, même en ces "noeuds" serrés où la conscience s' auto-entretient par son propre fonctionnement ( "état d' équilibre stationnaire auto-entretenu" ), il y a précisément un bouclage réversible permanent, où les "cartes" reconstituent les "territoires" dont elles sont les cartes  ( Des Cartes, toujours des cartes ... ).

L' aspect "ponctuel" d'un supposé "point d' équilibre" résulte simplement de la diminution du "rayon" de la boucle, capable de se refermer sur ELLE-MEME, sans avoir à effectuer de très longs détours pour pouvoir se refermer. Mais inversement c'est précisément la capacité de ces boucles à s' élargir en permanence jusqu' à s' étendre à la totalité de l' "Univers", qui marque aussi le "pouvoir" propre de la liberté, d' absorber le "REEL" en ELLE.

( La "dialectique au sens Hégélien n'est pas loin, de l' écart "négatif" du "pour soi "par rapport à l' "en-soi",  pour construire finalement un "en-soi et pour-soi" )
Ainsi aussi de la notion de "circularité du concept"
( Et même d'une modélisation "algébrico-géométrique" d'une telle "circularité" dans l' 1 2 3 4 ... n  des "groupes cycliques" ? )

C'est bien aussi la raison pour laquelle ( "LAC ELLE" ou la selle la scelle telle qu'elle : lent gage de l' AXE ELLE ), le "signifiant" fait retour en s' ignifiant.


Date de création : 03/11/2015 09:42
Dernière modification : 03/11/2015 09:42
Catégorie : Philosophie de la Liberté
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