Egale Liberté Libre Egalité : E.L.L.E. et NouS

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Info Une majorité des 18-30 ans favorables à la GPA et à l'euthanasie - par ArmandStroh le 28/03/2018 22:31

Sondage PMA GPA les Français sont pour - par ArmandStroh le 18/03/2018 14:38

PMA, GPA : les Français sont pour !

PMA, GPA : les Français sont pour ! (Evan Kafka/ICONICA/GETTY IMAGES)

EXCLUSIF. Alors que la loi sur la bioéthique doit être révisée d'ici à la fin 2018, notre sondage exclusif "l'Obs"-BVA révèle que les mentalités ont changé en matière de procréation médicalement assistée. Décryptage.

Par Cécile Deffontaines, avec Elodie Lepage

https://www.nouvelobs.com/societe/20180313.OBS3512/pma-gpa-les-francais-sont-pour.html


Prédiction améliorée de la sortie d'un coma. - par ArmandStroh le 12/03/2018 16:50

Prédire la sortie d'un coma: une technique prometteuse à l'étude

http://www.leprogres.fr/lifestyle/2018/03/11/predire-la-sortie-d-un-coma-une-technique-prometteuse-a-l-etude

En dehors des problèmes liés aux décisions d' arrêter ou non le maintien d'une survie artificielle d'une personne en coma prolongé,

ce genre d' études devrait permettre de cerner mieux aussi les conditions scientifiques et techniques d'un "retour à la conscience".

Les conditions d'une reconnexion possible de populations neuronales pour  redonner l' unité et l' identité d'une "conscience individuée" est en effet un des problèmes majeurs à comprendre pour construire des modèles scientifiques  plus pertinents de la "conscience" que ceux dont on dispose aujourd'hui.

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Voir aussi des cas spectaculaires de sortie d' états de conscience proches du coma :

https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie/sorti-de-20-ans-de-coma-2051.php


Fin de vie : 156 députés font pression pour une nouvelle loi - par ArmandStroh le 02/03/2018 10:37

Fin de vie : 156 députés font pression pour une nouvelle loi

Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi 28 février, 156 députés, dont 122 étiquetés La République en marche (LRM), demandent qu’une nouvelle loi soit adoptée « sans délai ». « Il convient de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps et, c’est essentiel, de leur destin. C’est pourquoi nous, députés issus d’horizons différents, proposons de légiférer en ce sens au cours de l’année 2018 », écrivent-ils.

En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/02/28/fin-de-vie-156-deputes-font-pression-pour-une-nouvelle-loi_5263456_3224.html#j6ikqDZKhXyLkj99.99


Mise à jour de la Pétition concernant la fin de vie - par ArmandStroh le 22/02/2018 19:31

A chacun son interprétation ? France-Culture, Nietzsche - par ArmandStroh le 13/02/2018 15:32

Le Gai savoir

https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/nietzsche-le-gai-savoir-24-sommes-nous-prisonniers-des-interpretations

Toutes les "interprétations" ne se valent pas . La question est donc dans la diversité des formes de ce que nous appelons "valeur" :

Une telle question, concernant la valeur des valeurs, se trouve donc à nouveau renvoyée à "chacun", si c'est chaque personne qui est l' évaluateur ultime de ce qui "vaut pour elle".

"QUI évalue ce qui vaut pour moi ?"

A titre personnel précisément j'ai depuis longtemps donné "ma réponse" :
" C'est moi qui évalue en dernière instance ce qui vaut pour moi".
Aucune autre personne, ni instance supérieure ou extérieure à "moi-même, comme personne", ne peut "ultimement", juger à ma place ce qui vaut ou "devrait valoir" pour moi.

Ceci ne veut bien sûr pas dire que je ne suis pas attentif ni sensible aux évaluations que d'autres peuvent avoir ... y compris en ce qui me concerne §
Mais "en dernière instance", c'est moi qui évalue ce que vaut leur évaluation lorsqu'ils portent des jugements ou des évaluations sur ce qui ne concerne que mon domaine "personnel".
Et d'abord précisément dans cette décision de dire qu'il y a un "domaine personnel" dans lequel je m' auto-institue comme légitimement "souverain"
 


Audition au CESE concernant la fin de vie - par ArmandStroh le 16/12/2017 11:24

Audition de pétitionnaires: Mme Nathalie GUEIRARD DEBERNARDI, à l'origine de la pétition "Pour une loi sur le suicide assisté et l'euthanasie en France" et Mme Marie GODARD, à l'origine de la pétition "Battons-nous pour obtenir une loi sur l'euthanasie". Audition organisée par la Commission Temporaire sur la fin de vie du CESE dans le cadre de la saisine : "la Fin de Vie". http://www.lecese.fr/travaux-du-cese/...


Episodes politiciens concernant la législation sur la fin de vie - par ArmandStroh le 02/12/2017 12:15

Olivier Falorni interpelle la ministre Agnès Buzyn sur la fin de vie :

" Aurez-vous le courage de Simone Veil ? "

Agnès Buzyn dégage en touche en s'appuyant sur la prétendue nécessité d'une "évaluation" de la loi Claeys Leonetti,
évaluation qui doit faire l' objet d'un rapport qui sera remis au printemps prochain.


Les évaluations sont utiles, mais chacun sait que les principaux éléments du débat sont connus depuis longtemps et ne sont pas liés à ces évaluations secondaires des effets réels immédiats d'une loi.
Chacun sait que les éléments essentiels du débat, connus depuis bientôt des dizaines d' années, sont idéologiques et ne peuvent être "résolus" par aucun débat, car il s'agit de choix philosophiques personnels, collectivement "indécidables" dans le cadre d'une société effectivement pluraliste.

Même si, à l' association Ultime Liberté,  nous soutenons par défaut  les initiatives de Jean-Louis Touraine et d'Olivier Falorni, les avancées que permettrait le vote de leurs propositions de loi, similaires à la législation belge, ne seraient pas à la hauteur de ce que nous attendons d'une véritable reconnaissance de l' autonomie de décision personnelle dans tous les domaines éthiques qui font l' objets de débats collectifs interminables,


Considérations personnelles ( Armand Stroh ) :

Dans une société démocratique laïque et pluraliste basée sur les seules valeurs communes fondamentales de Liberté et d' Égalité des personnes, il devrait être possible de permettre à chacun de choisir librement son propre cheminement de vie, à partir du moment où ce cheminement n' empêche pas les autres personnes d'avoir le leur ... qu'il s'agisse de "libertés formelles" , mais aussi des "libertés réelles" ( économiques ) pour chacun de réaliser ces cheminements personnels mutuellement compatibles. ( Pluralisme Rawlsien des conceptions du "Bien" )

C'est pourquoi, les personnes qui, dans le monde, partagent librement entre elles ce point de vue se passeront désormais du "consensus" d'autorités politiques, culturelles ou sociétales qui ne les représentent plus, Car ces personnes seront suffisamment capables de se représenter elles-mêmes et de se "reconnaître" mutuellement une telle Égale Liberté réciproque : ce nouveau "contrat social" est en voie de constitution.
Il ne dépend que de vous de vouloir exprimer votre propre forme d' adhésion à un tel nouveau "contrat" ...

Un des aspects de ma contribution à cette expression se trouve bien sûr dans la proposition même de l' "Égale Liberté Libre Égalité" qui fait l' objet central de ce site ...

 


Les Etats-Nations en crise de "souveraineté" - par ArmandStroh le 31/10/2017 11:16

Les États-nations en crise de "souveraineté"

Dans l' actualité immédiate de l' automne 2017 :


La crise de la souveraineté en Catalogne / Espagne, l' accueil des gouvernants catalans exilés dans un autre pays européen, la Belgique, qui a lui-même récemment connu une crise politique de son "unité", les revendications d'autonomie régionales en Italie, les suites du "Brexit" et de la fragilité du rapport entre le "Royaume Uni" et les régions qui le composent, tout un ensemble d'éléments qui rappellent la fragilité et la relative artificialité des constructions politiques historiques que nous appelons des "États - nations", et que certains considèrent comme des entités quasi éternelles.

D'un autre côté, le réveil des nationalismes populistes à l' ancienne qui semblent nous replonger dans les convulsions du XIXème siècle et du début du XXème.

D'un autre côté encore la difficile construction "européenne" avec ses diverses composantes ( Union Européenne, Conseil de l' Europe, zone Euro,etc. )

En France, les querelles constantes autour de l' "identité nationale"  ...

Par rapport à toutes ces tensions, et plongés dans un contexte mondial fortement évolutif, les gouvernants européens actuels semblent n'avoir d'autre réponse qu'une crispation sur l' actuelle distribution des frontières de "souveraineté nationale" à l' intérieur desquelles ils croient encore pouvoir exercer un pouvoir constitutionnel "démocratique", tout en étant de plus en plus contestés, à l'intérieur, par des couches importantes de leurs populations, qui ne les pensent plus capables d'exercer la réalité d'un pouvoir "souverain",  face d'un côté à des menaces terroristes totalitaires et de l' autre aux pouvoirs économiques et culturels de grandes entreprises multinationales de plus en plus puissantes.

Il y aurait pourtant une façon, en Europe du moins, de sortir "par le haut" de ces tensions entre prétentions à la "souveraineté" collective, en proposant à chaque personne en Europe, de pouvoir accéder - si elle le veut -  à un statut de "citoyen européen", ou mieux, de "citoyen du monde",  lui garantissant l' égale  jouissance de droits humains et de libertés individuelles fondamentales, au-delà de ces prétendues "souverainetés" nationales ou de communautarismes régionaux qui l'emprisonnent  dans leurs législations "souveraines" étriquées.

Mais, comme le lecteur de ce site a pu s'en rendre compte, ce n'est plus de ces entités collectives politiques actuelles, ni donc de leurs représentants, plus ou moins "démocratiquement élus" ou pas, que NouS attendons qu'on NouS autorise à penser et à organiser la construction d'un autre réseau de solidarités interpersonnelles, au niveau mondial, directement, horizontalement ,entre les personnes, de personne à personne, êtres humains individués : entre toutes celles en tout cas qui, à partir de leur propre "souveraineté sur elles-mêmes",  décideront désormais de partager les conditions de possibilité symboliques et réelles de leur "Égale Liberté", au-delà de toutes ces frontières étatiques, nationales, ethnico-culturelles, linguistiques ou religieuses qui prétendent leur imposer leurs découpages politico-culturels forgés par les aléas de l' histoire.

Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent : bien évidemment, NouS n'imposerons un tel statut de "personne souveraine, libre et égale" à personne, par définition même de cet idéal.  Mais NouS n' avons plus aucune "raison" d’obéir a priori à des souverainetés collectives instituées qui ne savent plus garantir à leurs ressortissants la réalisation progressive, mais effective, des droits humains  et des libertés fondamentales auxquels pourtant ces "souverainetés" collectives ont formellement souscrit  ( par exemple quand les "Nations Unies" ont prétendu, dans leur charte s'engager solennellement à faire vivre la "Déclaration Universelle des Droits de l' Homme" de 1948 .) .

NouS, personnes souveraines ( sur elles-mêmes seulement ) , libres et égales, considérons que les engagements internationaux des "Nations Unies" à développer effectivement les Droits Humains et des libertés fondamentales égales sont moralement et juridiquement supérieurs aux prétentions de chacun de ces États, de ces "Nations" ou de toute collectivité "nationale", ou "peuple" supposé, à exercer une souveraineté  collective coercitive sur leurs "sujets", et à mettre leur "raison d'Etat"  ou de leur "peuple national" au-dessus de l'intérêt général des  personnes humaines libres et égales tel qu'il a commencé ( et seulement commencé ) à être défini dans la DUDH de 1948.

Pour NouS donc, la question fondamentale du "contrat social" entre "NouS", n'est plus d'être Catalan ou Espagnol, Français, Chinois ou Européen, encore moins catholique ou musulman, francophone ou anglophone, oriental ou occidental, homme ou femme, sexué ou transgenre, biologiquement "home sapiens" , "transhumain" ou "posthumain",  etc.  - toutes différenciations particulières secondaires-   mais de pouvoir à titre personnel, s'engager avec d'autres personnes humaines, où qu'elles soient, dans le monde, dans l' approfondissement d'un commun contrat de progrès de notre Égale Liberté, en tant que NouS y souscrivons personnellement et mutuellement en toute "Libre Égalité".  Évidemment chacun d' entre NouS est par définition libre de composer sa palette de références culturelles héritées ou non de son éducation ou de son parcours de vie, avec la combinaison d'éléments culturels qu'il souhaite conserver ou transformer, dans une libre créativité, du moment - et c'est là l' essentiel - qu'il laisse à toute autre personne parmi "NouS", la même liberté de composition de sa propre "palette culturelle personnelle" et de sa recomposition corporelle biologique éventuelle que celle dont il demande le respect pour lui-même.
 C'est sur les deux piliers depuis longtemps bien connus de la Liberté et de l' Égalité  que continue à reposer un tel projet idéal, certes diversement repensés et recombinés par cette Égale Liberté même dont chaque personne qui le souhaite porte une riche palette de potentialités variables, à la fois radicalement singulières et  pourtant échangeables et partageables moyennant des traductions et médiations culturelles diverses, dont l' exploration artistique créative doit être largement ouverte.

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Comme en écho des remarques précédentes, j' entends ce jour (31 octobre 2017 ) , dans l' émission "La Grande Table" à 13h , évoquer  la problématique générale de la crise ou des difficultés actuelles du Droit International :

De Lemberg à Nuremberg, Philippe Sands, un avocat dans l’Histoire :

Comment s'est formée la justice internationale après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale ?
Philippe Sands, avocat spécialisé dans la défense des droits humains, retrace l'Histoire en y mêlant le récit des blessures de sa propre famille.

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Commentaire personnel :

Il est temps probablement bientôt, devant tous les replis identitaires nationalistes de poser les jalons d'une nouvelle révolution juridique mondiale, succédant à ce que furent au lendemain de la seconde guerre mondiale, les institutions des Nations-Unies, de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme et des textes de Droit International qui en ont découlé.
Il est temps que ce ne soient plus simplement des "avant-gardes" intellectuelles humanistes ou des spécialistes du droit qui rédigent des textes supposés engager des "nations", des "peuples" et les individus qui les composent , sans que toutes ces personnes aient jamais eu leur mot à dire, ni à se positionner personnellement devant un tel Droit Humain internationalement institué par des représentations nationales supposées "souveraines".

Mais que la question de l' institution d'un Droit  commun nouveau sur la base de l' Égale Liberté des Personnes puisse être  précisément posée à chaque Personne par chaque Personne, et que chaque Personne accède ainsi à la décision autonome de son propre degré de participation d'abord "formelle" puis de plus en plus "réelle"  à un tel projet éthique, juridique et politique "universalisable" ( et non plus "universel a priori" d'après un supposé "Droit Naturel" ou d'une constitution "transcendantale" du sujet toujours plus ou moins inféodées à des traditions religieuses ou métaphysiques plus ou moins sécularisées  ).

Le caractère "universalisable" ( et non plus "universel-totalitaire" )  étant directement corrélé au degré de libre volonté personnelle des personnes d'y adhérer et d'en tirer les conséquences effectives pour leurs jugements et leurs actes concrètement situés dans un univers physique commun.


 


Anne Bert. Lettre aux citoyens libres d'une France démocratique laïque - par ArmandStroh le 02/10/2017 23:33

https://assets.change.org/photos/7/nw/lf/pAnwLfhldBiXHgJ-1600x900-noPad.jpg?1506957879

LUNDI 2 octobre 2017 :

ANNE BERT
Lettre aux citoyens libres
d'une France démocratique laïque


"Je m’appelle Anne Bert, j’ai 59 ans et suis atteinte depuis deux ans de la sclérose latérale amyotrophique, dite aussi maladie de Charcot ou SLA. Maladie neuro-dégénérative incurable et mortelle à très brève échéance, qui emmure dans son corps et paralyse progressivement tous les muscles jusqu’à l’asphyxie et la mort. La France nous interdit, en phase terminale ou face à l’inguérissable et aux souffrances insupportables, de bénéficier du droit à choisir l’euthanasie ou le suicide assisté, elle a préféré l’hypocrisie de la loi Leonetti qui ne garantie même pas le respect de nos directives.

Pour ma part, j’ai biaisé la violence de l’injonction de souffrir ce que l’on m'impose dans notre pays. C’est hors frontières et en femme libre jusqu’au geste létal et légal, qu’il sera mit un terme à l’horreur et aux tortures physiques et morales de mon emprisonnement, avec l’aide de médecins volontaires et humanistes. Ce choix si difficile rendu possible apaise mes derniers mois à vivre durant lesquels je n’ai cessé d’interpeller le gouvernement et les responsables politiques.

Ma vie s’achève, alors, pour clore ma contribution à cette lutte, avec la certitude que la littérature interroge et construit nos sociétés, j’ai tenu à écrire un livre intitulé Le tout dernier été*, pour dire autrement, sous le prisme du goût de la vie, comment je me suis réappropriée ma vision de la mort, bien au-delà du tabou de la fin de vie.

La ministre de la Santé m’a confirmé qu’elle ne veut pas rouvrir le débat sur le droit à choisir l’euthanasie en cas de maladie incurable ou en phase terminale. Lorsque ceux qui gouvernent la France ou exercent un pouvoir, nient la réalité sur une question fondamentale de la vie, alors les Français doivent œuvrer pour se faire entendre.

Nous sommes tous concernés par la fin de vie et la mort, parfois beaucoup trop tôt

Je m’adresse donc à vous, citoyens libres d’une France démocratique laïque, je suis sûre que vous prendrez le relais de ce combat pour qu’advienne cette loi française qui doit garantir à tous la liberté de choisir en son âme et conscience les soins palliatifs ou l’aide active à mourir.

Nous sommes tous concernés par la fin de vie et la mort, parfois beaucoup trop tôt. Penser la mort ne fait pas mourir, elle est inscrite dans notre existence. En faire un tabou nous soumet à la tutelle de la loi Leonetti et à celle du corps médical, qui nous trompent puisque même la sédation profonde et continue peut nous être refusée malgré nos directives et la désignation d’une personne de confiance.

Vous êtes plus de 90% à vous déclarer favorables au droit de choisir une aide active à mourir, dans un cadre strictement contrôlé. Près de 200.000 d’entre vous ont signé les pétitions mises en ligne depuis peu. Ce qui ne veut pas dire que vous aurez tous recours à l’euthanasie en fin de vie, vous réclamez simplement de pouvoir opter - lorsqu’il n’y a plus d’espoir de guérison – soit pour des soins palliatifs absolument conformes à vos directives, soit pour une aide active à mourir. Ce droit est basé sur les valeurs de la laïcité, comme il existe en Belgique depuis 2002. Il ne nuit pas à la liberté des croyants de toutes confessions, qui peuvent choisir de vivre leur agonie jusqu’au bout.

Refusez le joug religieux qui entend soumette tous les français à la crainte de la loi de dieu
Alors dites-le. Autour de vous, chez votre médecin, sur les réseaux sociaux et dans la rue s’il le faut pour y contrer une minorité obscurantiste, bruyante, qui se veut dominante. Réveillez les consciences sourdes ou endormies de nos dirigeants puisqu’ils vous confisquent le débat public sur cette évolution sociétale à disposer de vous-même jusqu’à votre mort.

N’acceptez plus que ceux qui sont aux responsabilités, cachés derrière la loi Léonetti, vous assènent sans vergogne et de concert avec certains médecins, sociologues et philosophes, des contrevérités au sujet de l’euthanasie. Ils tronquent la réalité, alimentent de leurs fantasmes la peur de légiférer sur le droit de choisir une aide médicale active.

Refusez le joug religieux qui entend soumette tous les français à la crainte de la loi de dieu, n’acceptez pas plus que des médecins refusent de vous rendre le pouvoir qu’ils détiennent sur la fin de votre existence.

Forte de mon expérience de fin de vie en France et de mon choix de trouver une terre plus hospitalière, je déjoue les arguments fallacieux et les fantasmes serinés un peu partout.

Non, la loi française n’assure pas au malade son autodétermination et elle n’est pas garante d’équité. Chaque équipe médicale agit, in fine, selon ses propres convictions et non selon les vôtres.

Non, la sédation profonde et censée être continue ne l’est pas, car fréquemment le médecin réveille l’agonisant pour lui redemander s’il persiste dans son choix, ce qui est contraire à la loi Leonetti.

Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme, ce sont les Allemands nazis qui en ont fait en temps de guerre leur instrument diabolique et ont dénaturé ce mot grec.

Non, l'euthanasie n’a pas encouragé les malades à choisir cette porte de sortie
Non, la loi belge n’oblige pas le corps médical à la pratiquer et ce ne sont jamais les médecins belges qui décident d’euthanasier leurs patients. Seul le patient peut exprimer ce choix et doit trouver le docteur qui l’acceptera.

Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage ni la liquidation des personnes âgées. Elle n’est pas non plus une solution d’ordre économique.

Non, elle n’a pas encouragé les malades à choisir cette porte de sortie - qui n’est jamais facilité - puisque seuls 2% des malades en fin de vie la choisissent.

Non, elle n’a pas non plus favorisé une multitude de dérives. Bien au contraire, la loi belge a balisé strictement l’aide active à mourir alors que près de 2 000 actes d’euthanasie clandestine- donc de facto criminels- sont pratiqués en France sans aucun contrôle, de façon notoire.

Non, le procédé létal n’est pas violent.

Non, le droit à l’euthanasie ne s’oppose pas aux soins palliatifs.

Et enfin non, je ne suis pas un cas particulier et exceptionnel. Légiférer sur l’euthanasie n’est pas répondre à l’individuel, mais bien à une volonté collective de pouvoir choisir en son âme et conscience ce que l’on veut faire des derniers instants de sa vie.

Les médecins français et quelques psychologues messianiques ne sont pas plus experts que leurs malades. Personne n’est plus à même que le malade incurable de décider de sa mort.

Nos gouvernants affirment ne pas entendre notre volonté à légiférer sur le droit à choisir une aide active à mourir?

Exigez, sans attendre, un débat public. Et en attendant cette loi qui se fera, Rédigez tous vos directives anticipées dès maintenant en stipulant que vous réclamez ce droit en cas de souffrances inguérissables."

Anne Bert


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