Egale Liberté Libre Egalité : E.L.L.E. et NouS

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Les Etats-Nations en crise de "souveraineté" - par ArmandStroh le 31/10/2017 11:16

Les États-nations en crise de "souveraineté"

Dans l' actualité immédiate de l' automne 2017 :


La crise de la souveraineté en Catalogne / Espagne, l' accueil des gouvernants catalans exilés dans un autre pays européen, la Belgique, qui a lui-même récemment connu une crise politique de son "unité", les revendications d'autonomie régionales en Italie, les suites du "Brexit" et de la fragilité du rapport entre le "Royaume Uni" et les régions qui le composent, tout un ensemble d'éléments qui rappellent la fragilité et la relative artificialité des constructions politiques historiques que nous appelons des "États - nations", et que certains considèrent comme des entités quasi éternelles.

D'un autre côté, le réveil des nationalismes populistes à l' ancienne qui semblent nous replonger dans les convulsions du XIXème siècle et du début du XXème.

D'un autre côté encore la difficile construction "européenne" avec ses diverses composantes ( Union Européenne, Conseil de l' Europe, zone Euro,etc. )

En France, les querelles constantes autour de l' "identité nationale"  ...

Par rapport à toutes ces tensions, et plongés dans un contexte mondial fortement évolutif, les gouvernants européens actuels semblent n'avoir d'autre réponse qu'une crispation sur l' actuelle distribution des frontières de "souveraineté nationale" à l' intérieur desquelles ils croient encore pouvoir exercer un pouvoir constitutionnel "démocratique", tout en étant de plus en plus contestés, à l'intérieur, par des couches importantes de leurs populations, qui ne les pensent plus capables d'exercer la réalité d'un pouvoir "souverain",  face d'un côté à des menaces terroristes totalitaires et de l' autre aux pouvoirs économiques et culturels de grandes entreprises multinationales de plus en plus puissantes.

Il y aurait pourtant une façon, en Europe du moins, de sortir "par le haut" de ces tensions entre prétentions à la "souveraineté" collective, en proposant à chaque personne en Europe, de pouvoir accéder - si elle le veut -  à un statut de "citoyen européen", ou mieux, de "citoyen du monde",  lui garantissant l' égale  jouissance de droits humains et de libertés individuelles fondamentales, au-delà de ces prétendues "souverainetés" nationales ou de communautarismes régionaux qui l'emprisonnent  dans leurs législations "souveraines" étriquées.

Mais, comme le lecteur de ce site a pu s'en rendre compte, ce n'est plus de ces entités collectives politiques actuelles, ni donc de leurs représentants, plus ou moins "démocratiquement élus" ou pas, que NouS attendons qu'on NouS autorise à penser et à organiser la construction d'un autre réseau de solidarités interpersonnelles, au niveau mondial, directement, horizontalement ,entre les personnes, de personne à personne, êtres humains individués : entre toutes celles en tout cas qui, à partir de leur propre "souveraineté sur elles-mêmes",  décideront désormais de partager les conditions de possibilité symboliques et réelles de leur "Égale Liberté", au-delà de toutes ces frontières étatiques, nationales, ethnico-culturelles, linguistiques ou religieuses qui prétendent leur imposer leurs découpages politico-culturels forgés par les aléas de l' histoire.

Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent : bien évidemment, NouS n'imposerons un tel statut de "personne souveraine, libre et égale" à personne, par définition même de cet idéal.  Mais NouS n' avons plus aucune "raison" d’obéir a priori à des souverainetés collectives instituées qui ne savent plus garantir à leurs ressortissants la réalisation progressive, mais effective, des droits humains  et des libertés fondamentales auxquels pourtant ces "souverainetés" collectives ont formellement souscrit  ( par exemple quand les "Nations Unies" ont prétendu, dans leur charte s'engager solennellement à faire vivre la "Déclaration Universelle des Droits de l' Homme" de 1948 .) .

NouS, personnes souveraines ( sur elles-mêmes seulement ) , libres et égales, considérons que les engagements internationaux des "Nations Unies" à développer effectivement les Droits Humains et des libertés fondamentales égales sont moralement et juridiquement supérieurs aux prétentions de chacun de ces États, de ces "Nations" ou de toute collectivité "nationale", ou "peuple" supposé, à exercer une souveraineté  collective coercitive sur leurs "sujets", et à mettre leur "raison d'Etat"  ou de leur "peuple national" au-dessus de l'intérêt général des  personnes humaines libres et égales tel qu'il a commencé ( et seulement commencé ) à être défini dans la DUDH de 1948.

Pour NouS donc, la question fondamentale du "contrat social" entre "NouS", n'est plus d'être Catalan ou Espagnol, Français, Chinois ou Européen, encore moins catholique ou musulman, francophone ou anglophone, oriental ou occidental, homme ou femme, sexué ou transgenre, biologiquement "home sapiens" , "transhumain" ou "posthumain",  etc.  - toutes différenciations particulières secondaires-   mais de pouvoir à titre personnel, s'engager avec d'autres personnes humaines, où qu'elles soient, dans le monde, dans l' approfondissement d'un commun contrat de progrès de notre Égale Liberté, en tant que NouS y souscrivons personnellement et mutuellement en toute "Libre Égalité".  Évidemment chacun d' entre NouS est par définition libre de composer sa palette de références culturelles héritées ou non de son éducation ou de son parcours de vie, avec la combinaison d'éléments culturels qu'il souhaite conserver ou transformer, dans une libre créativité, du moment - et c'est là l' essentiel - qu'il laisse à toute autre personne parmi "NouS", la même liberté de composition de sa propre "palette culturelle personnelle" et de sa recomposition corporelle biologique éventuelle que celle dont il demande le respect pour lui-même.
 C'est sur les deux piliers depuis longtemps bien connus de la Liberté et de l' Égalité  que continue à reposer un tel projet idéal, certes diversement repensés et recombinés par cette Égale Liberté même dont chaque personne qui le souhaite porte une riche palette de potentialités variables, à la fois radicalement singulières et  pourtant échangeables et partageables moyennant des traductions et médiations culturelles diverses, dont l' exploration artistique créative doit être largement ouverte.

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Comme en écho des remarques précédentes, j' entends ce jour (31 octobre 2017 ) , dans l' émission "La Grande Table" à 13h , évoquer  la problématique générale de la crise ou des difficultés actuelles du Droit International :

De Lemberg à Nuremberg, Philippe Sands, un avocat dans l’Histoire :

Comment s'est formée la justice internationale après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale ?
Philippe Sands, avocat spécialisé dans la défense des droits humains, retrace l'Histoire en y mêlant le récit des blessures de sa propre famille.

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Commentaire personnel :

Il est temps probablement bientôt, devant tous les replis identitaires nationalistes de poser les jalons d'une nouvelle révolution juridique mondiale, succédant à ce que furent au lendemain de la seconde guerre mondiale, les institutions des Nations-Unies, de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme et des textes de Droit International qui en ont découlé.
Il est temps que ce ne soient plus simplement des "avant-gardes" intellectuelles humanistes ou des spécialistes du droit qui rédigent des textes supposés engager des "nations", des "peuples" et les individus qui les composent , sans que toutes ces personnes aient jamais eu leur mot à dire, ni à se positionner personnellement devant un tel Droit Humain internationalement institué par des représentations nationales supposées "souveraines".

Mais que la question de l' institution d'un Droit  commun nouveau sur la base de l' Égale Liberté des Personnes puisse être  précisément posée à chaque Personne par chaque Personne, et que chaque Personne accède ainsi à la décision autonome de son propre degré de participation d'abord "formelle" puis de plus en plus "réelle"  à un tel projet éthique, juridique et politique "universalisable" ( et non plus "universel a priori" d'après un supposé "Droit Naturel" ou d'une constitution "transcendantale" du sujet toujours plus ou moins inféodées à des traditions religieuses ou métaphysiques plus ou moins sécularisées  ).

Le caractère "universalisable" ( et non plus "universel-totalitaire" )  étant directement corrélé au degré de libre volonté personnelle des personnes d'y adhérer et d'en tirer les conséquences effectives pour leurs jugements et leurs actes concrètement situés dans un univers physique commun.


 


Anne Bert. Lettre aux citoyens libres d'une France démocratique laïque - par ArmandStroh le 02/10/2017 23:33

https://assets.change.org/photos/7/nw/lf/pAnwLfhldBiXHgJ-1600x900-noPad.jpg?1506957879

LUNDI 2 octobre 2017 :

ANNE BERT
Lettre aux citoyens libres
d'une France démocratique laïque


"Je m’appelle Anne Bert, j’ai 59 ans et suis atteinte depuis deux ans de la sclérose latérale amyotrophique, dite aussi maladie de Charcot ou SLA. Maladie neuro-dégénérative incurable et mortelle à très brève échéance, qui emmure dans son corps et paralyse progressivement tous les muscles jusqu’à l’asphyxie et la mort. La France nous interdit, en phase terminale ou face à l’inguérissable et aux souffrances insupportables, de bénéficier du droit à choisir l’euthanasie ou le suicide assisté, elle a préféré l’hypocrisie de la loi Leonetti qui ne garantie même pas le respect de nos directives.

Pour ma part, j’ai biaisé la violence de l’injonction de souffrir ce que l’on m'impose dans notre pays. C’est hors frontières et en femme libre jusqu’au geste létal et légal, qu’il sera mit un terme à l’horreur et aux tortures physiques et morales de mon emprisonnement, avec l’aide de médecins volontaires et humanistes. Ce choix si difficile rendu possible apaise mes derniers mois à vivre durant lesquels je n’ai cessé d’interpeller le gouvernement et les responsables politiques.

Ma vie s’achève, alors, pour clore ma contribution à cette lutte, avec la certitude que la littérature interroge et construit nos sociétés, j’ai tenu à écrire un livre intitulé Le tout dernier été*, pour dire autrement, sous le prisme du goût de la vie, comment je me suis réappropriée ma vision de la mort, bien au-delà du tabou de la fin de vie.

La ministre de la Santé m’a confirmé qu’elle ne veut pas rouvrir le débat sur le droit à choisir l’euthanasie en cas de maladie incurable ou en phase terminale. Lorsque ceux qui gouvernent la France ou exercent un pouvoir, nient la réalité sur une question fondamentale de la vie, alors les Français doivent œuvrer pour se faire entendre.

Nous sommes tous concernés par la fin de vie et la mort, parfois beaucoup trop tôt

Je m’adresse donc à vous, citoyens libres d’une France démocratique laïque, je suis sûre que vous prendrez le relais de ce combat pour qu’advienne cette loi française qui doit garantir à tous la liberté de choisir en son âme et conscience les soins palliatifs ou l’aide active à mourir.

Nous sommes tous concernés par la fin de vie et la mort, parfois beaucoup trop tôt. Penser la mort ne fait pas mourir, elle est inscrite dans notre existence. En faire un tabou nous soumet à la tutelle de la loi Leonetti et à celle du corps médical, qui nous trompent puisque même la sédation profonde et continue peut nous être refusée malgré nos directives et la désignation d’une personne de confiance.

Vous êtes plus de 90% à vous déclarer favorables au droit de choisir une aide active à mourir, dans un cadre strictement contrôlé. Près de 200.000 d’entre vous ont signé les pétitions mises en ligne depuis peu. Ce qui ne veut pas dire que vous aurez tous recours à l’euthanasie en fin de vie, vous réclamez simplement de pouvoir opter - lorsqu’il n’y a plus d’espoir de guérison – soit pour des soins palliatifs absolument conformes à vos directives, soit pour une aide active à mourir. Ce droit est basé sur les valeurs de la laïcité, comme il existe en Belgique depuis 2002. Il ne nuit pas à la liberté des croyants de toutes confessions, qui peuvent choisir de vivre leur agonie jusqu’au bout.

Refusez le joug religieux qui entend soumette tous les français à la crainte de la loi de dieu
Alors dites-le. Autour de vous, chez votre médecin, sur les réseaux sociaux et dans la rue s’il le faut pour y contrer une minorité obscurantiste, bruyante, qui se veut dominante. Réveillez les consciences sourdes ou endormies de nos dirigeants puisqu’ils vous confisquent le débat public sur cette évolution sociétale à disposer de vous-même jusqu’à votre mort.

N’acceptez plus que ceux qui sont aux responsabilités, cachés derrière la loi Léonetti, vous assènent sans vergogne et de concert avec certains médecins, sociologues et philosophes, des contrevérités au sujet de l’euthanasie. Ils tronquent la réalité, alimentent de leurs fantasmes la peur de légiférer sur le droit de choisir une aide médicale active.

Refusez le joug religieux qui entend soumette tous les français à la crainte de la loi de dieu, n’acceptez pas plus que des médecins refusent de vous rendre le pouvoir qu’ils détiennent sur la fin de votre existence.

Forte de mon expérience de fin de vie en France et de mon choix de trouver une terre plus hospitalière, je déjoue les arguments fallacieux et les fantasmes serinés un peu partout.

Non, la loi française n’assure pas au malade son autodétermination et elle n’est pas garante d’équité. Chaque équipe médicale agit, in fine, selon ses propres convictions et non selon les vôtres.

Non, la sédation profonde et censée être continue ne l’est pas, car fréquemment le médecin réveille l’agonisant pour lui redemander s’il persiste dans son choix, ce qui est contraire à la loi Leonetti.

Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme, ce sont les Allemands nazis qui en ont fait en temps de guerre leur instrument diabolique et ont dénaturé ce mot grec.

Non, l'euthanasie n’a pas encouragé les malades à choisir cette porte de sortie
Non, la loi belge n’oblige pas le corps médical à la pratiquer et ce ne sont jamais les médecins belges qui décident d’euthanasier leurs patients. Seul le patient peut exprimer ce choix et doit trouver le docteur qui l’acceptera.

Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage ni la liquidation des personnes âgées. Elle n’est pas non plus une solution d’ordre économique.

Non, elle n’a pas encouragé les malades à choisir cette porte de sortie - qui n’est jamais facilité - puisque seuls 2% des malades en fin de vie la choisissent.

Non, elle n’a pas non plus favorisé une multitude de dérives. Bien au contraire, la loi belge a balisé strictement l’aide active à mourir alors que près de 2 000 actes d’euthanasie clandestine- donc de facto criminels- sont pratiqués en France sans aucun contrôle, de façon notoire.

Non, le procédé létal n’est pas violent.

Non, le droit à l’euthanasie ne s’oppose pas aux soins palliatifs.

Et enfin non, je ne suis pas un cas particulier et exceptionnel. Légiférer sur l’euthanasie n’est pas répondre à l’individuel, mais bien à une volonté collective de pouvoir choisir en son âme et conscience ce que l’on veut faire des derniers instants de sa vie.

Les médecins français et quelques psychologues messianiques ne sont pas plus experts que leurs malades. Personne n’est plus à même que le malade incurable de décider de sa mort.

Nos gouvernants affirment ne pas entendre notre volonté à légiférer sur le droit à choisir une aide active à mourir?

Exigez, sans attendre, un débat public. Et en attendant cette loi qui se fera, Rédigez tous vos directives anticipées dès maintenant en stipulant que vous réclamez ce droit en cas de souffrances inguérissables."

Anne Bert


L' hypocrisie du "temps de reflexion nécessaire" pour modifier la législation sur la fin de vie - par ArmandStroh le 30/07/2017 12:42

A l'occasion du changement politique, et en particulier du renouvellement et du rajeunissement de l' Assemblée Nationale, faudra-t-il une multiplication des cas particuliers pour relancer la question de la fin de vie ?


Les premières prises de position du gouvernement, semblent montrer que le bal des hypocrites continue comme avant.
Faudra-t-il une révolution libertaire pour "dégager" un certain nombre de ces lobbies qui se prennent pour une élite "éthique", alors que régulièrement depuis des décennies, l' opinion publique consultée se montre à près de 90 %
favorable à la légalisation de l' euthanasie volontaire et du suicide assisté ?

Rappelons aussi qu' en 2013, une "conférence de citoyens sur la fin de vie", organisée par le Comité National d' Éthique,
avait proposé une légalisation du suicide assisté :
«La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l'aide au suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible,  reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience»,   avait indiqué alors ce panel de 18 citoyens dans son avis.

Monsieur le Président, vous qui mettez en avant le travail de concertation dans la "société civile",
ne voyez-vous pas que depuis longtemps, sur ce sujet de la fin de vie,
l'opinion publique et le travail citoyen sont "en marche" ?
Pourquoi laisser une frange réactionnaire très minoritaire retarder indéfiniment une véritable loi de liberté ?

On reconnaît l' éternelle chanson du "temps de réflexion nécessaire" qui a été à chaque "petit pas" l' argument pour retarder les évolutions législatives :
Cette fois - ci , le prétexte c'est le calendrier qui prévoit que les questions de bioéthique soient débattues en 2018 :
A propos d'une révision de la loi concernant la PMA, la ministre Agnès Buzyn déclare :
"Nous allons voir quand il convient d'ouvrir ce sujet, sachant qu'en 2018 nous devrons de façon systématique rouvrir les lois de bioéthique.
Donc il est probable que cette discussion aura lieu lors des états généraux de la bioéthique qui se tiendront l'année prochaine
"

On peut imaginer qu'il en est de même pour une éventuelle révision de la loi Claeys Leonetti  ...

En attendant que nos élites "éthiques" veuillent bien rouvrir dans un an des "États généraux de la bioéthique" ,
de nombreuses personnes actuellement souffrantes ou en fin de vie continuent à subir les insuffisances de la législation actuelle ...

 


Pétition : Relaxe pour toutes les militantes FEMEN - par ArmandStroh le 06/06/2017 11:00

Relaxe pour toutes les militantes FEMEN
et pour une réécriture du délit « d'exhibition « sexuelle » »

Plusieurs militantes du mouvement FEMEN sont régulièrement poursuivies par la justice de notre pays pour « exhibition « sexuelle » ».


Le "philosophe-roi" n' enthousiasme pas nécessairement les philosophes - par ArmandStroh le 22/05/2017 13:52

Le "philosophe-roi" n' enthousiasme pas nécessairement les philosophes

L' actualité de l' arrivée au pouvoir "présidentiel" d' Emmanuel Macron, dont le parcours de vie a pu ici ou là croiser la démarche philosophique, réactive la vieille thématique platonicienne du "philosophe-roi".

Mais les aventures de cette chimère, un "philosophe-roi", ne recueillent pas  un enthousiasme débordant, de la part des "philosophes" ...

Ainsi l' article de Hansen - Love : "Le retour du philosophe-roi" :

http://hansenlove.over-blog.com/2017/05/le-retour-du-philosophe-roi.html


Macron philosophe - président ? - par ArmandStroh le 15/05/2017 14:33

E.M. philosophe - président ?


Bien sûr, le "renouvellement" des positionnements politiciens et de la configuration de l' "échiquier politique" consécutif à l' élection présidentielle, nous demande de réinterroger la proximité ou l' éloignement du projet politique "En Marche" ( E.M. ) ou de celui d' Emmanuel Macron ( le MEME E.M.  E.M,  "En Même temps"  ? ), de certains aspects de nos propres propositions autour de l' Egale Liberté Libre Egalité.
La communauté de certaines références, en particulier autour des Principes de Justice de Jaohn Rawls et de ses successeurs comme Amartya Sen, nous invite à prendre une telle question au sérieux.
E.M. E.M. sont-ils "En même temps"  que notre proposition de l' "Egale Liberté Libre Egalité" ?
Certes quelque chose de résonnant s' En MELE, de résonnant avec une problématique générale de crise du politique et de la construction d'un nouveau contrat social possible ?
Nous accorderons à "E.M." le bénéfice du doute et de l' ouverture de tout état naissant innocent :
Peut-être ne sait-il pas lui MEME ce qu' EMEM veut ? En même temps ...


 

France - Culture :

L'imaginaire intellectuel d' Emmanuel Macron :


Le chaudron électoral de la "souveraineté" nationale du "peuple français"

Chaque candidat prétend parler, non seulement au nom de ses propres idées et des personnes qui les partagent, mais au nom d'un "peuple français"  ou des "français"  qu'il imagine représenter plus et mieux que ses adversaires. Mais ce ne sont pas que les candidats qui croient être les représentants de la "vraie France", du "vrai peuple". Leurs partisans aussi prétendent que leur propre interprétation particulière de l' "identité nationale" est la "vraie" qui doit regrouper sous son étendard majoritaire la "volonté générale" de leur peuple imaginaire.

Les lecteurs de ce site ne s' attendront pas à ce que j' accorde une importance démesurée à la cuisine politicienne franco-française, puisque toute la "Proposition de l' Egale Liberté Libre Egalité" à laquelle ce site est dédié vise précisément à proposer à des PERSONNES -  comme telles très secondairement qualifiées par leurs origines ou résidences "nationales" - de se reconnaître mutuellement comme "Personnes souveraines, libres et égales" , précisément au-delà de toute autre "frontière" où préalablement elles se trouvent empiriquement "référées" comme "nationaux" ou même comme "citoyens" de leurs "États" respectifs.


Tous les candidats à la présidentielle sont-ils pour autant équivalents par rapport aux enjeux de la "souveraineté de la personne sur elle-même" et d'un projet potentiel commun d' "Égale Liberté Libre Égalité" entre ces personnes ?

( Mais un candidat à la présidence de la République Française, soumis à la constitution actuelle  peut-il réellement être en faveur de la "souveraineté de la personne sur elle-même", puisqu'il prétend être élu au nom de la "souveraineté du peuple"  ??? )

Certes j' ai mon opinion "personnelle" à ce sujet, et elle peut caricaturalement  et schématiquement se résumer ainsi :


-1.  Les familles politiques les plus éloignées de la proposition de l' "Égale Liberté Libre Égalité" , sont celles dont les valeurs suprêmes de référence sont à la fois hostiles à la Liberté personnelle  et à l' Égalité de ces personnes Libres entre elles, et de plus totalement hostiles à l'idée même d'une émancipation des volontés personnelles par rapport à une collectivité organique supposée "originaire".
L' extrême droite est simultanément hostile à la liberté personnelle  ( "anti-libérale" )  ET à l' Égalité de ces personnes entre elles :
 - Anti-liberté individuelle, car à l' extrême droite on pense légitime qu'une certaine "identité collective" ( réelle ou rêvée ) s'impose, éventuellement par la force - aux personnes en raison de leur "appartenance" supposée à un tel collectif originaire ( national, civilisationnel, ethnique, linguistique, etc. ) sur laquelle les personnes individuelles n' auraient pas le droit d'avoir de prise ou d' effectuer leur propre choix de "racines".
- Anti- égalité , car la seule "égalité" admise est celle de la commune soumission à un tel "ordre social" . Ordre social la plupart du temps considéré comme une organisation hiérarchique, foncièrement, essentiellement inégalitaire, chaque catégorie sociale étant enfermée dans une fonction sociale quasi organique, et d'autre part soumise à un ordre pyramidal descendant, où le pouvoir suprême est détenu par un chef ou une petite caste détentrice de l' "authenticité originaire" de la collectivité.
Ce n'est évidemment pas un hasard si c'est dans ces sphères idéologiques que se trouvent depuis l' apparition des idées d' émancipation des Lumières, les adversaires les plus acharnés des idéaux de Liberté, d' Égalité et de Fraternité, et qui n'ont jamais que fait semblant, de les adopter.
Dans la mesure où on peut considérer que le Front National est un héritier clair de plusieurs de ces familles de pensée "réactionnaires" que l' histoire à parfois opposé entre elles, et que précisément la notion de fidélité à une telle filiation historique "traditionnelle" est particulièrement valorisée dans ces idéologies d' extrême droite ( quitte à en inventer de fictives ... ), je vois très difficilement comment on pourrait simultanément se dire proche de la "Proposition d' Égale Liberté Libre Égalité" dont tout le propos est de rallumer le flambeau de l' Emancipation des Lumières en le repensant au XXIème siècle et par ailleurs se sentir proche du Front National !!!

Mais c'est Vous qui Voyez ( car l' Égale Liberté ne pourra se construire librement qu' à partir de la libre décision personnelle de la choisir comme projet : c'est donc votre libre choix d'y participer ou non et donc de choisir d'être ou non ou seulement plus ou moins parmi "NouS"  ).

- Sans doute, dans la palette politicienne des candidats, Mélenchon, Hamon et Macron, peuvent être considérés comme défendant certains aspects d'un nouveau projet d' émancipation en continuité crédible avec les valeurs de Liberté et d' Égalité telles que nous essayons d' en redéfinir les rapports.

- Mais du point de vue de la question du rapport à la question de la Liberté ET de l' Égalité des personnes qui ici NouS importe  :

  - plus on se dirige vers l' extrême gauche, plus le soupçon se justifie de vouloir ou de laisser à nouveau la liberté individuelle des personnes sacrifiée à un "collectif"  supposé imposer l' Égalité à "tous", donc à un retour au totalitarisme ou la dictature d'un parti au nom de la "dictature du prolétariat" ou des "masses populaires" . On peut d'ailleurs se demander comment il se fait qu' au deuxième tour, près d'un cinquième des électeurs de Mélenchon déclarent vouloir voter pour Le Pen.
  - plus on se dirige vers le libéralisme de Macron, plus le soupçon réapparaît que la liberté individuelle ainsi défendue
( liberté d'entreprendre, etc. ) redevient la liberté du "renard libre dans un poulailler libre" du capitalisme financier et des "startup" qu'il encourage à inventer de nouvelles innovations  ... à plumer les futurs consommateurs et producteurs ...
  - quant à Hamon, nous avons bien vu ce que donne ainsi une prétention à trouver entre ces deux voies une "synthèse", dans un contexte politique national et international général, où les fractures à la fois économiques réelles et idéologiques symboliques à la fois se multiplient et se fragmentent en tous les sens.

ET ALORS ? Et alors, c'est "vous qui voyez" :
 
C'est vous qui voyez s'il vous est encore possible de supposer que la "Fraternité" entre "Français", sous prétexte d' "unité de la République" et d'anciennes histoires communes, a encore la capacité de servir de ciment culturel et social suffisant pour servir de liant et d'huile dans les rouages des relations complexes  entre la Liberté et l' Égalité : 

Emmanuel Macron a encore le bénéfice du doute quant à une des dernières chances de prétendre faire travailler ensemble sur un même projet politique des citoyens raisonnables venus de différents horizons politiques et de la "société civile" ...
Mais une telle "coalition" peut-elle être durable sans reproduire les mêmes contradictions et les mêmes impasses et blocages que ceux auxquels ont conduit les "alternances" gauche / droite précédentes ?

Pour ma part, j' ai depuis longtemps renoncé à ce terrain "politicien" dont l' arène close est une "fraternité nationale" contrainte !

Car s'il s'agit de la "France universaliste des Lumières et des Droits de l' Homme", alors au niveau de la généralité de ces valeurs, il n'y a aucune "raison"  à en limiter l' exigence au territoire "national". Et la "Fraternité", comme la Liberté et l' Égalité ne peuvent désormais être sérieusement pensées qu' au niveau d'une universalisation mondiale ... de celles et ceux qui par le vaste monde en ont LIBREMENT et PERSONNELLEMENT la "volonté générale" !

S'il s'agit de la défense nationaliste d'une "identité française" franchouillarde, alors  laissons ce type de fraternité au folklore personnel que chacun doit pouvoir concocter librement au gré de ses goûts et de ses "racines" réelles ou imaginaires, et dont chaque personne libre et égale doit pouvoir composer le "bouquet" à sa façon ... avec ceux qui librement en partagent les "particularismes".
( Fêtes du cochon et couscous ronron ... le joyeux concert multicolore, multiculturel et polyphonique du marché des "odeurs" ... Mais chaque personne doit pouvoir librement choisir d' en être ... ou pas, ou de se créer  son propre paradis artistico-mythologique perso ... en permettant à toute autre personne aussi souveraine, libre et égale, à se créer le sien ... )

Les "personnes souveraines libres et égales" savent qu' elles comptent d'abord sur elles-mêmes et se représentent elles-mêmes, QUEL QUE SOIT LE RÉSULTAT D'UN VOTE POLITICIEN, parce que ce sont elles-mêmes qui en ont décidé ainsi ... librement : Elles savent qu' elles sont en train de construire et de constituer en elles-mêmes et pour elles-mêmes le nouveau "P.E.U.P.L.E." en gestation, qui peu à peu, mais aussi par certaines phases critiques, est en train de redéfinir le contour d'un nouvel espace "politique" universalisable.

Mais c'est chacun de "vous", comme personne, qui décidera personnellement
jusqu'où il voudra entrer dans cet espace en contribuant à sa construction et à sa constitution. Mais personne, majorité "démocratique" ou non, ne m' empêchera d'y contribuer à ma façon ... demain comme aujourd'hui et comme hier je le faisais ... déjà sans en demander l' autorisation à "personne".
( "Ni dieu ni maître" n'a pas besoin de faire du plagiat anarchiste ... ni de "terroriser" qui que ce soit ! )

 


Sortir du confinement national : repenser le cosmopolitisme - par ArmandStroh le 01/05/2017 17:15

Pour sortir de l' air confiné de l' électoralisme national ambiant :
repenser le cosmopolitisme avec Michaël Foessel

A l' heure où des "citoyens français" sont inquiets du sort qui sera fait de leur bulletin de vote au deuxième tour, et où les seules propositions qui leur sont "ouvertes"  sont de toute façon de rester dans un supposé "entre soi" de la "souveraineté nationale",  même si la proposition d' Emmanuel Macron semble plus "ouverte" que celle de Marine Le Pen,  aucun candidat du 1er tour n' a su faire une réelle proposition d'ouverture POLITIQUE sur le "vaste monde" au-delà de nos frontières "nationales".  Il est vrai qu'il s'agissait de candidatures à la présidence de la "République Française" , et que seuls des "français" avaient voix au chapitre.  ...
 

Pourtant un grand nombre des données des problèmes soulevés ne dépendent pas uniquement de l' enclos hexagonal !
La "mondialisation" économique l' a compris depuis longtemps, et les grandes multinationales jouent avec les frontières que les États - Nations croient encore pouvoir leur opposer. Ne serait-il pas au contraire grand temps que de plus en plus de personnes se posent la question d'un dépassement possible de cet enclos "politique" où leurs propres institutions les enferment , en se redonnant la possibilité d' autres horizons politiques que ceux des cercles vicieux auto-entretenus pas ce confinement ?

Repenser de nouvelles propositions politiques "cosmopolitiques" devient alors plus que nécessaire :

Une entrée dans cette problématique peut par exemple être trouvée dans cet article de Michaël Foessel :

Michaël Foessel, « Être citoyen du monde : horizon ou abîme du politique ? »,
La Vie des idées , 18 juin 2013. ISSN : 2105-3030.
URL : http://www.laviedesidees.fr/Etre-citoyen-du-monde-horizon-ou.html



 


LGBT - La France a été condamnée ce jeudi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour ses obligations imposées aux personnes transgenres - par ArmandStroh le 06/04/2017 15:04

" LGBT - La France a été condamnée ce jeudi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour ses obligations imposées aux personnes transgenres pour obtenir le changement de leur sexe à l'état civil. Elle contraint notamment ces dernières à subir une intervention stérilisante. "

Article sur LCI

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Commentaire :

Dans le cadre de la Proposition "ELLE", la liberté de chaque personne ne trouve d' autre limite que la liberté d' autres personnes d' accéder à ces mêmes droits et libertés .


.La proposition "ELLE" est donc en faveur de toutes les exigences de libertés personnelles lorsque l' exercice effectif de ces libertés ne crée pas d'obstacle à l' exercice des libertés d' autres personnes, et  n' enlève pas non plus aux autres des ressources matérielles équivalentes nécessaires à l'usage de leur propre liberté.

C'est le cas de toutes les libertés dont l' exercice n' a de conséquences importantes immédiates que sur la personne qui l' exerce
( sur son propre "corps" ou son propre "esprit" ).
 

Nous soutenons donc toutes les décisions juridiques qui - quel que soit leur niveau dans la "hiérarchie juridique" - vont dans le sens de l' élargissement de telles libertés personnelles. Dans le cas ci-dessus, nous soutenons donc la décision de la CDEH contre la législation nationale française.

Et dans tous les cas similaires où une liberté personnelle est restreinte par une législation nationale .
En effet nous considérons, dans le cadre "éthique" de la proposition "ELLE" , que toute personne qui se déclare souveraine sur elle-même, l' est effectivement légitimement, pour autant qu'elle affirme et est capable de respecter cette même forme de souveraineté chez d'autres personnes.

Toute décision juridique instituée de quelque niveau que ce soit qui ira dans le sens de l'institution et de la consolidation d'une future "souveraineté de la personne sur elle-même" compatible avec cette même souveraineté étendue chez les autres, sera donc soutenue par "NouS".


APPEL DES SOLIDARITES Kit communication PDF - par ArmandStroh le 23/03/2017 15:00

Appel des solidarités : Kit communication pdf :

https://www.appel-des-solidarites.fr/documents/kit_com_present.pdf


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